7 Juin,2026



9 Mars,2026
Pour comprendre mon histoire avec la douleur menstruelle, il faut que je vous parle d’un événement qui remonte bien avant mes premières règles.
À l’âge de deux ans, j’ai eu un problème sérieux de santé. Une infection avait touché mes os, et elle avait particulièrement affecté ma hanche. Pendant longtemps, j’ai vécu avec les conséquences de cette maladie.
Je marchais difficilement, je boitais.
Certains jours, la douleur était plus forte que d’autres.
Très jeune, j’ai donc appris à vivre avec une douleur chronique. Une douleur qui faisait déjà partie de mon quotidien, bien avant que je comprenne vraiment ce qui se passait dans mon corps. Puis, à l’âge de douze ans, une nouvelle réalité est venue s’ajouter à celle-là : les douleurs menstruelles.
C’était comme si mon corps portait maintenant deux fardeaux.
D’un côté, il y avait cette douleur ancienne, celle de la hanche, qui me rappelait chaque jour que mon corps avait déjà traversé quelque chose de difficile.
De l’autre côté, il y avait cette nouvelle douleur qui apparaissait avec mes règles, et qui revenait mois après mois.
Lorsque les deux se manifestaient en même temps, c’était un duo d’enfer.
Les jours de règles devenaient particulièrement difficiles. Mon ventre me faisait souffrir, mon bassin me faisait mal, et la douleur de la hanche venait souvent amplifier tout cela.
C’était un mélange de douleurs qui rendait certaines journées presque impossibles.
Avant tout cela, j’aimais jouer comme tous les enfants.
J’aimais courir, sauter et rire avec mes amis.
Le saut à la corde était l’un de mes jeux préférés. Je pouvais passer de longs moments à sauter avec mes amies, à compter les tours, à rire quand quelqu’un se trompait.
J’aimais aussi jouer au football. Courir derrière un ballon me donnait un sentiment de liberté.
Mais peu à peu, ces moments ont commencé à disparaître.
Je me souviens d’un jour où mes amis sont venus m’appeler pour jouer dehors.
Mais ce jour-là, je n’ai pas pu.
Je leur ai dit non.
Pas parce que je n’en avais pas envie.
Mais parce que la douleur était trop forte.
Petit à petit, je me suis renfermée sur moi-même.
Je parlais moins.
Je jouais moins.
Je m’isolais davantage.
Parce que je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait dans mon corps.
Je savais seulement qu’il y aurait toujours ces moments dans le mois où tout devenait plus difficile.
Pendant une semaine… parfois deux.
Et même en dehors de ces périodes, les douleurs pelviennes étaient souvent présentes.
À cela s’ajoutait la douleur de la hanche.
C’était un mélange compliqué pour une adolescente.
Une réalité difficile à expliquer aux autres.
Les années qui ont suivi ont souvent été marquées par cela : des douleurs, des moments de tristesse, et beaucoup de silence.
Parfois, j’avais l’impression que mon corps me volait une partie de mon adolescence.
Et autour de moi, les mots que j’entendais le plus souvent étaient simples :
« C’est normal. Supporte. »
Prochainement, je partagerai d’autres souvenirs et expériences de cette période de ma vie, pour continuer à raconter ce parcours et briser le silence autour de la douleur menstruelle.
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