7 Juin,2026



26 Avril,2025
wPourquoi les menstrues restent-elles encore un sujet tabou en Afrique ?
🩸 Parce qu’on n’en parle pas.
Depuis des générations, les règles sont entourées de silence. On les appelle “les trucs de femmes”, “le moment du mois”, “le mal”. On les cache. On évite même de prononcer le mot “menstrues” à voix haute, comme s’il était sale, interdit, ou honteux.
Mais comment une chose aussi naturelle, biologique et universelle peut-elle être traitée comme un secret honteux ?
Les conséquences de ce silence sont graves.
📚 À l’école :
De nombreuses filles ratent plusieurs jours de cours chaque mois, simplement parce qu’elles n’ont pas de serviettes hygiéniques ou parce qu’elles craignent d’être moquées si elles ont une tâche de sang. Certaines finissent même par abandonner l’école.
⚕️ Sur la santé :
Faute d’éducation menstruelle et d’accès à des produits sûrs, certaines filles utilisent encore du tissu sale, des feuilles, du papier journal, ou même de la boue pour se protéger. Cela entraîne des infections, des douleurs, et des risques à long terme pour leur santé.
🧠 Sur la psychologie :
Grandir avec l’idée que son corps est “sale” ou “maudit” à cause des règles crée un mal-être profond. Beaucoup de jeunes filles ont honte d’elles-mêmes. Elles se sentent coupables d’un phénomène qu’elles ne contrôlent pas. Elles intériorisent cette honte et la transmettent parfois, malgré elles, à la génération suivante.
Pourquoi ce tabou persiste ?
🕯️ Les traditions.
Dans certaines cultures, une femme menstruée est considérée comme impure. Elle ne peut pas cuisiner, entrer dans certains lieux, ou même toucher des objets. Ces croyances sont anciennes, mais encore vivaces.
⚖️ Le manque d’éducation.
Peu de programmes scolaires abordent la santé menstruelle de façon complète. Et dans de nombreuses familles, le sujet reste un non-dit. Résultat : les jeunes filles découvrent leurs règles dans la peur, l’incompréhension ou la honte.
♂️ Le poids du patriarcat.
Parce que les hommes ont longtemps dominé les espaces de décision, ils n'ont pas jugé utile d’inclure les réalités menstruelles dans les politiques publiques, l’urbanisme (ex : toilettes scolaires), ou les discussions de société.
Mais les choses peuvent changer. Et elles DOIVENT changer.
✔️ En parlant.
On brise un tabou en nommant les choses. Parlons des règles avec nos filles, nos sœurs, nos mères, nos amis, nos partenaires.
Les règles ne sont ni une faiblesse, ni une honte. Elles sont un signe de vie, de fertilité, de santé.
✔️ En éduquant.
Les garçons aussi doivent comprendre ce qu’est le cycle menstruel. Ce n’est pas un “truc de filles”. C’est une réalité humaine.
L’éducation menstruelle doit faire partie des programmes scolaires et des campagnes de santé.
✔️ En agissant.
Accès aux protections hygiéniques, infrastructures adaptées dans les écoles et lieux publics, lois qui garantissent la dignité menstruelle : chaque pays africain doit faire de cette question une priorité.
Les règles sont naturelles.
Les règles ne sont pas sales.
Les règles ne doivent plus être un secret.
À toutes les filles, femmes, mères, militantes, éducatrices qui lèvent la voix : votre combat est juste. Continuez. On vous entend. Et on vous soutient.
Brisons le silence. Célébrons la vie. Parlons des règles.
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