Loading...

BOPETO EZALA MOKUMBA NAYO

Loading...
solola na mwasi

9 Juil,2025

Mukaji Albertine Tabu

3 Comments

Quand la saison sèche aggrave les règles : une réalité difficile en RDC (#83)

Hygiène menstruelle et saison sèche en RDC : un combat silencieux des femmes congolaises

En République Démocratique du Congo, la saison sèche – généralement de juin à septembre – ne signifie pas seulement absence de pluie. C’est aussi, pour des milliers de femmes congolaises, une période de grande vulnérabilité, marquée par un accès limité à l’eau, aux protections hygiéniques et à une information fiable sur la menstruation.

Pour ces femmes et jeunes filles, la santé menstruelle devient un défi quotidien.


1. Le manque d’eau compromet l’hygiène menstruelle

Durant la saison sèche, les rivières disparaissent, les puits se vident. Dans certaines régions rurales, les femmes doivent marcher des kilomètres pour accéder à un point d’eau.

Sans eau :

  • impossible de se laver les mains après avoir changé de protection ;

  • impossible de nettoyer un tissu réutilisable ;

  • impossible d’éviter les infections.

"Pendant la saison sèche, je garde mon tissu toute la journée. C’est douloureux, je me sens sale." — Amina, 17 ans, Kasaï


2. Les protections menstruelles deviennent inaccessibles

Les serviettes hygiéniques sont coûteuses, surtout en période de crise. Beaucoup de femmes congolaises, faute de moyens, utilisent :

  • du tissu mal lavé,

  • du coton souillé,

  • des feuilles de bananier ou du papier journal.

Cette précarité aggrave les risques d’irritations, de mycoses et d’infections vaginales.


3. Les tabous entourant les menstruations

Dans de nombreuses communautés, les menstruations restent un sujet honteux. Les jeunes filles ne sont pas préparées. Aucune éducation, aucun dialogue. Résultat :

  • elles vivent leurs règles dans la peur et le silence ;

  • elles s’isolent pendant plusieurs jours ;

  • elles manquent l’école chaque mois.

"Quand j’ai mes règles, je ne vais pas au marché. Je reste chez moi, car je n’ai pas de protection." — Mama Odette, Kisangani


4. Conséquences sociales et psychologiques

Ne pas pouvoir vivre ses règles dans la dignité affecte :

  • la confiance en soi,

  • l’accès à l’éducation,

  • la participation sociale.

Une fille qui n’ose pas se déplacer par peur des fuites perd en autonomie. L’inégalité menstruelle devient une inégalité de genre.


5. Des pistes concrètes pour une justice menstruelle

Chez Solola Na Mwasi, nous croyons que l’hygiène menstruelle est un droit, pas un luxe.

Pour améliorer la situation, nous préconisons :

✅ Des serviettes hygiéniques réutilisables, économiques, lavables même avec peu d’eau
✅ Des forages communautaires et la récupération des eaux de pluie
✅ Une éducation menstruelle dès l’école primaire, pour filles ET garçons
✅ Une subvention publique des protections menstruelles
✅ La formation des mamans et des éducateurs au langage menstruel


6. La communauté Solola Na Mwasi agit

Rejoignez le mouvement. Échangez, apprenez, et engagez-vous à nos côtés pour une justice menstruelle en Afrique. Chaque voix compte. Chaque témoignage peut faire bouger les lignes.

📌 Participez à notre grande enquête sur la santé menstruelle
📖 Découvrez nos articles pédagogiques sur le blog : sololanamwasi.com/blog
🛒 Explorez notre boutique dédiée à l’hygiène menstruelle

Soyez le premier commentaire.

Laissez votre commentaire

Deja un compte ? Connectez-vous. Sinon, votre email permettra de rattacher ce commentaire a votre futur compte.

Suivez Nos chaines et Pages
mwasi

Rejoignez-nous sur Whatsapp

mwasi

Rejoignez-nous sur Tiktok

mwasi

Rejoignez-nous sur Facebook

mwasi

Rejoignez-nous sur Instagram

Participer à l'enquête représente bien plus qu'un simple acte de partage